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Bienvenue dans mon univers : celui de la lecture. Pas un jour sans livre, que cette lecture soit plaisir ou outil de travail. Partager ce plaisir, aider à l'accès à la lecture est le but de ce blog. Passer un livre, passer des idées, passer l'envie de lire .... " J'aime à croire qu'on lit pour ne plus se sentir aussi seul, pour prendre conscience que quelqu'un est déjà passé par là et a eu les mêmes pensées , les mêmes réactions , quelqu'un qui a affronté les mêmes dilemmes, doutes et regrets que vous. " La symphonie des hasards , Livre 2 Douglas Kennedy

Dernières pages de l'année 2023 / V.Hislop et T.J.Tejpal

Dernières pages de l'année 2023  /  V.Hislop et T.J.Tejpal

   Quoi de mieux en cette période de fêtes en France métropole que de visiter un pays de légendes. Immersion en Grèce à Athènes mais aussi dans les îles. Les thèmes comme habituellement dans l'oeuvre de  Victoria Hislop sont l'Histoire, ici de la Grèce moderne, la période des colonels, la dictature mais aussi l'archéologie.

C'est l'histoire familiale d'Helena né de père écossais et de mère grecque. On la retrouve à plusieurs étapes de sa vie : enfant, en vacances à Athènes chez ses grands-parents, adolescente découvrant les conflits de famille, jeune adulte ...tout le long de son existence elle va être confrontée à ses racines, aux secrets de famille mais surtout de la grande Histoire de la Grèce.

Un ouvrage bien construit chronologiquement qui nous permet de découvrir des évènements historiques et des éléments de culture, mais surtout permettre une réflexion sur l'archéologie et ses dérives, le dépouillement de la Grèce, l'art et l'argent. 

 

4ème de couverture de La statuette de V.Hislop :

Helena a grandi entre l'Angleterre et la Grèce. Bien qu'en conflit avec sa famille, sa mère grecque l'envoie chaque été à Athènes auprès de ses grands-parents. Helena y découvre un pays, une culture et une langue qui la fascinent. Tous les ans, elle attend impatiemment de retrouver ces paysages ensoleillés. Mais elle craint son grand-père, un homme austère et dur, qui semble cacher un lourd secret.

Des années plus tard, installée dans l'appartement que ses grands-parents lui ont légué, Helena prend conscience, avec stupeur, que son grand-père a participé à la dictature des colonels. Puis, en fouillant, elle découvre de nombreuses œuvres d'art. Après plusieurs étés passés sur des terrains de fouilles archéologiques, elle sait qu'elle détient un véritable trésor. Mais également qu'il n'est probablement pas légitime. Comment ses grands-parents ont-ils pu obtenir de telles antiquités ? Helena se lance alors sur la piste de leur origine et essaie de réparer les actions de son grand-père.

 

 

#Lechantdesvaincus #NetGalleyFrance !

#Lechantdesvaincus #NetGalleyFrance !

 Une véritable plongée dans l'univers cauchemardesque foisonnant d'une prison en Inde ! 

Résumé           #Lechantdesvaincus #NetGalleyFrance ! 

« Les hommes jugent les autres pour s’absoudre. Aucune drogue au monde n’est aussi grisante que la moralité. Le plaisir est fleur de cytise – il s’évanouit en un éclair fulgurant. En revanche, la vertu est d’une indomptable énergie, pareille à celle du banian en constante régénération. Elle déploie de nouvelles branches. Elle engendre sa propre forêt. »

Dans une prison indienne qui nous rappelle l’Enfer de Dante, les espoirs, les bassesses, les trahisons et les victoires des détenus prennent vie en un chœur foisonnant.

Les hiérarchies qui ont cours dans ce royaume d’airain sont nombreuses et subtiles : les allégeances religieuses, l’appartenance de classe et de caste et même la nature du crime définissent le rang. Chaque cellule a ses habitants et ses lois propres : dans le Cloaque s’entasse le sous-prolétariat ; le Pakistan abrite les musulmans ; la Maison d’hôtes est réservée aux prisonniers VIP et à leurs larbins ; le Bhoutan est la cellule des paisibles.

Avec une langue lyrique et crue, Tarun J Tejpal donne à entendre les chants des vaincus, ceux qui n’ont plus foi en rien mais survivent par l’énergie du désespoir. L’auteur du best-seller international Loin de Chandigarh signe une fresque éblouissante, mêlant épopée indienne traditionnelle et roman contemporain pour explorer la grande question de la justice des hommes.

Foisonnant c'est le premier terme qui vient à l'esprit quand on évoque ce pavé. Foisonnant de personnages et donc de récits de vie, dans un univers étroit, surpeuplé, sombre. Ce cloaque mélange des tas d'individus coupables ou pas, puisque de justice il n'est pas question ici ; toute la hiérarchie sociale indienne, des pauvres aux riches. C'est une parabole de l'Inde : avec toutes ses différences de langue, de caste, de métier, de religion....

 Les récits évoquent donc des vies différentes et permettent un regard sur la société indienne : de voir la violence et la corruption, le désespoir et les traditions, les us et coutumes. Chaque communauté se retrouve ci épinglée mais l'Etat indien aussi avec son mode de fonctionnement, sa corruption.  On trouve cependant dans le récit aussi des traces, des moments d'humanité ; l'art, les dons, l'amour. Des personnages sont emblématiques dans ces myriades d'histoires et de personnages. Leurs histoires respectives sont  offertes au lecteurs par bribes, au fur et à mesure de l'avancée dans la lecture et dans la découverte de la prison, dans le foisonnement de vie ou de survie dans les étages de la prison. 

   Le lecteur s'y égare et s'y perd souvent -tant de personnages, tant de récits - la lecture nécessite de reprendre son souffle, de respirer l'air pur avant de retomber dans  ces méandres infernaux, dans ces sombres destins, dans cette prison et cette société qui écrase les hommes, qui les animalise. C'est une lecture longue, dans une langue crue qui offre le portrait d'un monde complexe et une société difficile à saisir. 

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