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Bienvenue dans mon univers : celui de la lecture. Pas un jour sans livre, que cette lecture soit plaisir ou outil de travail. Partager ce plaisir, aider à l'accès à la lecture est le but de ce blog. Passer un livre, passer des idées, passer l'envie de lire .... " J'aime à croire qu'on lit pour ne plus se sentir aussi seul, pour prendre conscience que quelqu'un est déjà passé par là et a eu les mêmes pensées , les mêmes réactions , quelqu'un qui a affronté les mêmes dilemmes, doutes et regrets que vous. " La symphonie des hasards , Livre 2 Douglas Kennedy

Les aérostats Amélie Nothomb

29ème roman pour la rentrée d'Amélie Nothomb

29ème roman pour la rentrée d'Amélie Nothomb

Avec son prénom épicène, Ange Daulnoy est une étrange jeune fille, passionnée de philologie. Âgée de 19 ans, cette étudiante – qui partage un appartement bruxellois avec une dénommée Donate – doit récupérer un peu d'argent et dépose à ce titre une petite annonce pour donner des cours de français et de littérature. C'est ainsi qu'elle est amenée à aider Pie, un garçon taciturne de 16 ans, issu d'une riche famille venue des îles Caïmans. Ou, plus exactement, à soigner sa dyslexie. À la grande surprise (pour ne pas dire méfiance) du père de l'adolescent, Ange réussit immédiatement à lui faire lire des œuvres volumineuses comme Le Rouge et le Noir, l'Illiade et l'Odyssée. S'engage alors une étrange relation entre la préceptrice et Pie, fasciné par les armes et les zeppelins ou aérostats – ces « baleines volantes, silencieuses et gracieuses ». Mais Ange, qui se considérait alors mal-aimée, va aussi recevoir une déclaration de la part de son professeur de mythologies comparées...

                                     (Source : Booknode /  @Lire Magazine Littéraire)

                   "La littérature n'est pas l'art de mettre les gens d'accord."

Cette phrase tirée du roman permet d'amorcer une chronique de ce bien court roman, de ce récit du coup pour ne pas dire nouvelle. 

Les oeuvres d'Amélie Nothomb sont pour moi incontournables chaque année. Chaque année c'est le même plaisir de lecture doublée parfois d'une magnifique rencontre. 

Cette année le plaisir est encore au rendez-vous (bien que court : 1heure de lecture ) : l'écriture d'Amélie Nothomb à la fois simpliste et classique et à la fois précieuse et recherchée. Sans surprise A. Nothomb met en oeuvre un dialogue, forme primitive de la réflexion et de la philosophie entre une jeune enseignante et son élève. Le thème principal me plaît bien comme à de nombreux amoureux de l'écrit : l'amour de la littérature. 

"Comment pouvait-on enseigner la lecture à quelqu'un autrement qu'en lisant ? C'était à se taper la tête contre les murs."

J'ai donc aimé les références littéraires d'autant qu'elles sont plutôt universelles ou du moins traditionnelles dans les études. J'ai apprécié cet échange sur les lectures.

"J'aime les histoires de guerre. Je détesterais vivre une guerre, mais en littérature, qu'est ce que ça donne bien ! Dès qu'il n'y a plus de guerre, la littérature redevient l'histoire de l'amour et de l'ambition."

et les remarques toujours formulées avec humour sur notre époque : 

"Nous vivons une époque ridicule où imposer à un jeune de lire un roman en entier était vu comme contraire aux droits de l'homme."

 

  Mais j'ai trouvé des incohérences dans le récit qui après lecture m'ont un peu titillée, sans pour autant me gâcher le plaisir de la lecture, partant du postulat que chaque récit est une création à part entière :

- le peu de différence d'âge entre le maître et l'élève

- la répartie littéraire du jeune élève

- la résolution voire la guérison totale du problème pourtant complexe de la dyslexie de l'élève

- des personnages, ceux des parents caricaturaux ...

 

   Cependant l'ensemble est tellement riche que j'ai apprécié ce texte, car il balaie d'autres thèmes que celui de la littérature, comme celui de la solitude, de l'amour...

"Comme vous j'ai toujours été solitaire. Je ne m'en plains pas, j'aime la solitude. L'unique raison valable de la quitter, c'est l'amour."

 

"En réalité, nous sommes des brutes. Votre condisciple qui vous a injuriée s'est conduit comme tel. Vous et moi, nous sommes des êtres délicats, nés dans un peuple de brutes. C'est pour cela que nous sommes des solitaires."

des thèmes chers à Amélie Nothomb, qui de ce fait ne sont pas surprenants pour ses lecteurs : la présence de la violence. J'ai d'ailleurs très vite senti des réminiscences de la figure du Barbe bleue et ces relents subjectifs m'ont très tôt dans la lecture avertie de l'issue du conte finalement. 

 

🤔Voilà une critique entre clair et obscur...une lecture plaisante et agréable consciente des points faibles de ce petit roman. 

 

 

 

 

 

 

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