Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bienvenue dans mon univers : celui de la lecture. Pas un jour sans livre, que cette lecture soit plaisir ou outil de travail. Partager ce plaisir, aider à l'accès à la lecture est le but de ce blog. Passer un livre, passer des idées, passer l'envie de lire .... " J'aime à croire qu'on lit pour ne plus se sentir aussi seul, pour prendre conscience que quelqu'un est déjà passé par là et a eu les mêmes pensées , les mêmes réactions , quelqu'un qui a affronté les mêmes dilemmes, doutes et regrets que vous. " La symphonie des hasards , Livre 2 Douglas Kennedy

Goncourt 2019 : Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon Jean-Paul Dubois Editions de l'Olivier

Goncourt 2019 :  Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon    Jean-Paul Dubois   Editions de l'Olivier

Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal, où il partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Fils d’un pasteur danois et d’une exploitante de cinéma à Toulouse, Paul Hansen vivait déjà au Canada quand s’est produit le drame.

   À l’époque des faits, Hansen est superintendant à L’Excelsior, une résidence où il trouve à employer ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés.

Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son avion, Winona l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages.

Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, des conflits éclatent. Et l’inévitable se produit.

Une église ensablée dans les dunes d’une plage, une mine d’amiante à ciel ouvert et les méandres d’un fleuve couleur argent, les ondes sonores d’un orgue ou les traînées de condensation d’un aéroplane composent les paysages de ce roman.

 

Histoire d’une vie, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est l’un des romans les plus aboutis de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain possédant au plus haut point le sens de la fraternité et animé par un sentiment de révolte à l’égard de toutes les formes d’injustice.

(Source : L'Olivier)

   Le résumé nous présente clairement l'histoire : on rencontre ainsi Paul Hansen en prison, qui nous raconte sa vie, celle de la prison, celle d'avant la prison, ce moment de paradis et sa descente aux Enfers. Son retour à la vie. 

"Pourtant, je ne regrettais rien de cette vie qui n’avait pas l’air de grand-chose, mais qui me suffisait."

    Ces récits nous embarquent avec humour dans des situations de la vie de tous les jours : situation conflictuelle ou d'amour, mais toujours empruntes d'humanité. Paul rencontre des hommes qui ont vécu et souffert mais il ne les juge pas.

"Parfois, je trouve que la vie me choisit pour d'étranges assignations. Comment recueillir, plusieurs fois en une seule année, les derniers mots de tous ces gens qui m'entourent et quittent la vie au moment où ils croisent ma route. "

Il les accepte dans leur condition d'homme avec ses défauts, ses failles. Les personnages sont hauts-en-couleurs : le taulard Horton, son voisin-ami, sa femme Winoma, son père pasteur...et le roman suit ses destinée et montre comment chaque personnage s'arrange avec avec leur vie.

"Nous ne voulons pas d'un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s'échange contre la certitude de mourir d'ennui."

J'ai aimé rencontré ces personnages mais j'ai trouvé des longueurs dans le récit de certains épisodes des personnages mineurs, la mère et son amour pour son cinéma,  le long récit sur le père et son addition au jeu. Je me suis même un peu ennuyée dans la première partie.

Et puis surtout même si je voulais suivre la vie de Paul, j'ai préféré la deuxième partie du roman, celle où on entre vraiment dans le vif du sujet, je n'ai pas été surprise par la fin. Tout nous y prépare. 

Reste que j'ai aimé le style de J-P Dubois, une manière lumineuse de nous parler de la solitude, de la tristesse, de nous décrire des paysages qui réconcilie avec la vie.

Ce roman est rempli de bienveillance Paul dans ses relations aux autres tente simplement de vivre :"et surtout ce goût qui ne me quitterait plus jamais, cette envie de réparer les choses, de bien les traiter, de les soigner, de les surveiller." à l'image de l'auteur et de son livre dont certaines pages réparent le coeur des hommes.

Je garderais en mémoire des images, une écriture agréable mais pas l'ensemble du texte...C'est peu pour un Goncourt. 

Il suffit de prêter son attention et son regard pour comprendre que nous faisons tous partie d’une gigantesque symphonie qui, chaque matin, dans une étincelante cacophonie, improvise sa survie.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article